Présentation

Présentation
Bonjour tout le monde!
Ma première fiction était sur Fascination de Stephenie Meyer. Je suis carrément accro aux livres de Stephenie Meyer.
Celle-ci, Mon ange, est de mon imagination.

Les publications se feront une fois par semaine, soit durant le week-end.

J'espère que cette fiction vous plaira.

Bonne lecture!

Ma fiction se retrouve aussi sur le site Fanfic-fr et sur Histoire-de-Romans

# Posté le lundi 15 décembre 2008 18:29

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 20:16

Prologue

Prologue
Mary-Elisabeth, que l'on surnomme fréquemment Mary-Lune. Ma vie me semble dénudée de piquant. Certes, j'aime mon existence, mes amis, mais il manque quelque chose. Fans ces moments, mon imagination débridée et indomptable prend le dessus. Je rêve qu'un preux chevalier m'enlève sur son cheval blanc. J'imagine toutes sortes de créatures à mes trousses et moi, armée d'une puissante épée, les détruisant. Je fantasmai sur mon prince charmant qui allait se montrer le bout du nez un jour ou l'autre.


Dans mes moments de lucidité, je passais mon temps avec mes amis chers à mes yeux. Il y avait la curieuse Elyanne. Cheveux châtain clair, yeux marron, des traits de visage angélique, grandeur moyenne et mince. Un fort joli visage en somme. Joshua, le plus frêle de la bande, mais aussi, celui qui n'est jamais capable de se taire. Il dit tout ce qu'il pense. Cheveux blond et yeux bleu ciel, il fait tourner bien des têtes. Le dernier membre, mais non le moindre, Jared. Géant au c½ur d'or, il se soucis des autres avant de penser à lui-même. Depuis toujours, je savais que je serais incapable de l'aimer d'amour puisque je l'aimais comme un frère.


Voici ma bande d'amis. Nous étions ensemble depuis la maternelle et nous étions maintenant âgés de vingt ans. Que les années passent rapidement. Étant la seule à avoir un appartement, les soirées vidéo se passaient chez moi. Une fois par semaine, nous nous réunissions dans mon salon, à manger de la pizza et écouter un film ou deux.


Je travaillais dans une librairie à temps plein, n'ayant pas voulu poursuivre mes études à la fin de mon secondaire. Il y avait aussi une autre raison que je tenais secrète...
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# Posté le lundi 15 décembre 2008 18:54

Chapitre 1

Chapitre 1
J'ouvris les yeux et dirigeai immédiatement mon regard vers mon réveille-matin. Il était tout juste sept heures. Étouffant un soupir, j'arrêtai l'alarme avant qu'elle ne se déclenche. Me recouchant sur le dos, j'essayai de me souvenir le rêve que j'avais fait cette nuit. Rien ne me revient en mémoire et je me levai, prenant au passage des vêtements propres.

Baillant à m'en décrocher les mâchoires, j'allumai la radio situé dans le coin de salon. Me dirigeant vers la cuisine, je déposai mes vêtements dans la salle de bain. J'allai me préparer un café que je bus lentement en dégustant un toast.

Mon petit-déjeuner engloutit, je me glissai sous la douche. Moins d'une heure plus tard, j'étais coiffée, habillée et fin prête pour aller travailler. Je partie en direction de la librairie. Le trajet prenait environ trente minutes à pied. J'arrivai à la boutique avec une demi-heure d'avance et entrepris de faire du ménage. Alors que je rangeai des livres, le téléphone sonna.

-Librairie L'Écuyer, bonjour, répondis-je machinalement.
-Mary-Elisabeth, demanda une voix que je reconnu.
-Salut Jared! Que me vaut ton appel?
-Je voulais savoir si tu venais déjeuner avec nous ce midi?
-Oui, pourquoi pas! À tout à l'heure, dis-je, enthousiaste.

Je remarquai alors qu'il était l'heure d'ouvrir la boutique. Je tirai la grosse porte coulissante en verre et entrepris de sortir les présentoirs de romans divers et de dictionnaires. J'allumai ensuite la radio et ma journée de travail débuta.

L'heure du déjeuner arriva rapidement. Judy, l'autre employée arriva à midi moins le quart. Je la saluai et quittai la boutique. À midi tapante, je rejoignis ma bande d'amis à la cantine du cégep.

-Mary-Beth! cria Elyanne, en employant un autre de mes surnoms.
-Salut toi, dis-je en souriant lorsque je fus à sa hauteur.
-Comment vas-tu?
-Super! Où sont les garçons?

J'eus ma réponse lorsque Joshua arriva silencieusement derrière moi et fit "BOU" à mon oreille. Sursautant, je virevoltai vers lui qui riait aux éclats, accompagné de Jared.

J'accompagnai Elyanne dans la file d'élève attendant leur repas. Nos deux idiots d'amis nous suivirent, toujours aussi hilare.

-Qu'y a-t-il pour déjeuner? Demandais-je à Ely.
-Pâté chinois ou ragoût de b½uf africain.

Hum, deux plats que j'aimais. Je choisi le premier et attendis Ely. Nous nous dirigeâmes vers une table près des vitrines et les garçons virent nous rejoindre, enfin calmes.

-Alors que fais-t-on ce week-end? S'enquit Jared.
-Comme d'habitude, dis-je, samedi soir chez moi. Pizza et film.
-Moi et Joshua, nous avions pensé que sortir en boite vendredi serait bien, reprit Jared. Qu'en dites-vous les filles?

J'interrogeai Elyanne du regard.

-Pourquoi pas, dit-elle. Ça fait longtemps.
-Alors, va pour vendredi! Dis-je. On se prépare chez moi? Demandais-je à Ely.
-Bien sur!

o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o o0o

Vendredi arriva rapidement. Après ma journée de travail à la librairie, je rentrai directement chez moi. Je préparai un diner rapide et allai me laver. À dix-neuf heures, la sonnette retentit dans un cri strident et j'allai ouvrir.

-Entre, dis-je à mon amie.
-Les garçons viennent nous rejoindre vers les vingt heures trente.
-Parfait, répondis-je.
-Que vas-tu porter ce soir? me demanda Ely.
-J'avais pensé à mettre ma jupe beige avec mon haut marron. Et toi?
-Ça t'ira à ravir! Moi, jeans et corsage.

Tenue banale à première vue, mais lorsqu'elle enfila ses vêtements, c'était très joli. Ses jeans étaient ajustés et taille basse tandis que sont corsage était rouge sang et moulait parfaitement son buste.

La sonnette se fit entendre derechef et cette fois-ci, ce fut les garçons qui entrèrent. Tous deux étaient vêtus de jeans foncés et de chemise. Je remarquai pour la première fois le regard de Joshua envers Ely. Un regard tendre et doux. Un regard amoureux. À moins que mon imagination s'emballe.

-Alors, prêtes? S'enquit Marc-André.
-Oui! Allons' y! répondit mon amie.

Je laissai passer mes compagnons et verrouillai la porte. Nous prîmes place dans la petite Hyundai Accent de Joshua. Mes amis bavardèrent tout le long du trajet pendant que mon esprit s'égarait. Je m'imaginais sur une plage ensoleillée, marchant pieds nus dans l'océan lorsque je vis un éclat brillant au loin...

-La voila encore loin de nous, lança Elyanne en me sortant de mes pensées. Allez! Viens!

Je m'extirpai du mieux que je pus de la voiture deux portes et nous nous dirigeâmes vers la discothèque. J'entendais déjà la musique. À l'intérieur, les gens déjà présent dansaient, suivant plus ou moins le rythme. Il y régnait une forte odeur de sueur et d'alcool.

Suivant mes amis, nous nous installâmes dans une petite alcôve munie d'une banquette confortable en tissus foncé et d'une table. Une serveuse vint prendre notre commande. Eau pour moi, Bloody pour Ely et bière pour nos comparses masculins. Elle revint quelque instant plus tard avec nos breuvages.

-Mary-Beth, vient danser avec moi! dit Ely
-Non plus tard!
-Je t'accompagne, lui dit Joshua.

Je les regardai se faufiler au travers de la foule de corps ondoyants.

-Jared, as-tu remarqué le regard de Josh pour Ely?
-Mais bien sur! Depuis des mois, il la regarde ainsi! me répondit-il, hilare.
-Oh! Et quand pense-t-il lui faire part de ses sentiments?

En guise de réponse, il m'indiqua la piste de danse d'un mouvement de tête. Je vis mes deux amis se regardant intensément dans les yeux, indifférent à ce qui les entouraient.

-Je suis vraiment heureuse pour eux, dis-je à mon ami.

Plus le temps passait et plus mon mal de tête devenait puissant. Je sentais les battements de mon c½ur contre mon crane.

-Eh! Mary-Beth! Il y a un type qui te mate depuis le début de la soirée, me dit Ely qui était revenue main dans la main avec Joshua.

Je levai les yeux vers l'endroit indiqué par ma compagne et je rencontrai ses prunelles d'un bleu éclatant. Étant partiellement dans l'ombre, la moitié de ses traits parfaits m'était cachés. Je crus décerner une masse de cheveux brun chocolat. Je détournai les yeux de ce jeune homme superbe.

-Mary-Lune ébranlée par un homme, ricanèrent mes amis.
-Ah! Ah! Dis-je, très drôle!
-Va lui parler! Dis Joshua.
-Non, je ne vais pas l'aborder et de toute façon, je rentre chez moi, je suis fatigué! Dis-je, en mentant sur la dernière partie de ma phrase.

En fait mon mal de tête c'était transformé en migraine.

-Je te raccompagne, dis Josh.
-Certainement pas! Tu passe le reste de la soirée ici avec ton meilleur ami et ta copine!

Je les serrai tour à tour dans mes bras et quittai la discothèque bruyante. Une fois dehors, j'appuyai mon front contre la pierre froide du bâtiment en espérant un léger soulagement, en vain. Je marchai lentement en direction de mon appartement. Lorsque j'arrivai enfin à destination, mon crâne me faisait atrocement souffrir. Je me dirigeai vers ma pharmacie, pris un cachet contre la douleur et l'avalai avec un peu d'eau. J'allai ensuite me coucher dans ma chambre, à la noirceur, attendant que le médicament fasse effet.

Soudain, j'ouvris les yeux avec l'étrange et désagréable sensation d'être observé. J'allumai ma lampe de chevet et examinai ma chambre. Je n'y vis rien de différent ou d'étrange... mon imagination sans doute.

Mon esprit vagabonda vers le mystérieux inconnu du bar. Je revoyais ses yeux couleur du ciel me scruter intensément, comme s'il pouvait lire en moi. Même si ce magnifique jeune homme avait retenu mon attention, je ne devais pas y accorder d'importance. Je ne pouvais et ne voulais pas... même s'il était difficile de me troubler!

Les cachets firent effet et je sombrai dans un sommeil réparateur et sans rêves.

# Posté le samedi 20 décembre 2008 22:31

Chapitre 2

Chapitre 2
Le reste de ma fin de semaine fut tranquille. Comme à notre habitude, le samedi soir fut une soirée pizza et film. Le dimanche, je fis du ménage et relaxai.

Lundi matin arriva trop rapidement à mon goût. Bien que j'adorai mon job, je ressortais toujours faible de mes migraines et il me fallait quelques jours pour que je sois totalement remise.

Sur l'heure de déjeuner, Elyanne vint me voir. Que c'était beau de la voir aussi souriante, aussi heureuse.

-Bonjour ma belle! me lança-t-elle.
-De bonne humeur à ce que je vois! Je connais le responsable? Lui répondis-je en la taquinant. Je ne savais pas que tu éprouvais de tendre sentiment envers Joshua! Je suis vexée que tu ne m'en aies rien dit! Repris-je en blaguant.
-Je ne voulais pas en parler car je croyais dur comme fer qu'il ne me voyait qu'en tant qu'amie. Je suis tellement contente Mary-Beth! J'espère que tu vivras la même chose que moi!
-Je suis heureuse, tu le mérite amplement!

Elle fouilla quelque instant dans une pile de livres non-rangés.

-Tu sais, le beau garçon du bar, lorsque tu as quitté, je l'ai perdu de vue. T'a t'il suivi?
-Pourquoi m'aurait-il suivi?

Elle haussa les épaules et continua à regarder les livres.

-Bon j'y vais, je veux voir Joshua avant la reprise des cours.
-D'accord! Bonne journée!

Elle m'adressa un sourire avant de quitter la boutique. J'étais soulagé qu'elle ne m'ai pas parler de mon malaise de vendredi. Je ne voulais pas que mes amis s'inquiète de moi... et je répugnais à leur mentir.

À la fin de ma journée, je m'arrêtai à l'épicerie pour acheter le nécessaire pour confectionner un sauté de légumes et de poulet. J'eu encore l'impression d'être observé, alors j'examinai les gens qui m'entourais. Des yeux d'un bleu éclatant étaient posés sur moi. C'était les mêmes prunelles qui m'avaient fixée à la discothèque. Qu'avais dit Elyanne? Qu'il avait quitté le club en même temps que moi? Oui, je pense...

Me suivait-il? Si oui, que me voulait-il? Il commençait à me faire peur. Je détournai les yeux de ses sublimes traits et me dirigeai vers la caisse. Je réglai mes achats et quittai l'épicerie sous son regard. Je sentis une présence -sa présence- tout le long de mon trajet.

Je me détendis seulement lorsque j'eus verrouillé la porte. Je commençai la préparation de mon diner en coupant en cubes mes légumes. Pourquoi cet inconnu me poursuivait-il ainsi? Lui avais-je fais du mal par mégarde?

-Aïe! Bon sang! M'exclamais-je soudainement, m'ayant entaillé un doigt par inadvertance.

Dans la salle de bain, je commençai par nettoyer la plaie à grand eau pour voir l'étendue des dégâts. Superficiel, heureusement. J'appliquai de la paumade antibiotique et un diachylon. Je retournai à la cuisine terminer mon repas, avec plus d'attention cette fois.

Épuisé, je me couchai tôt et fit un curieux rêve. Mon splendide inconnu était là, me fixant comme à son habitude, mais il se tenait plus prêt de moi. Je pouvais examiner son corps. Grand, il avait de larges épaules, une musculation apparente sous son t-shirt et il dégageait une aura de puissance? De sombre et de lumineux en même temps. Cette étrange énergie qui l'entourait était mystérieuse et passionnante. Au moment où il s'approcha de moi, je me réveillai en sursaut. Je me retournai et me m'endormis de nouveau.

Le matin arriva, entrainant avec lui des questionnements. Pourquoi rêvais-je à lui? Parce que je l'avais vu à l'épicerie hier? En plus de me suivre dans la réalité, il me pourchassait fans mes rêves. Je n'avais jamais voulu dompter mon esprit débridé, alors voilà ce que ça donnait. Rêver d'un beau et mystérieux inconnu.

La semaine passa rapidement sans que je ne le voie en vrai ou non. Un ami de Jared fit un party et nous étions tous invités. Josh nous y conduisit. La maison était gigantesque, décoration style victorien autant à l'extérieur qu'à l'intérieur.

J'entrai dans une grande pièce -genre salle de bal- à la suite de mes amis. Elyanne, toujours aussi belle était vêtue d'une longue jupe bleu métallique et d'un haut blanc, ses cheveux châtain étaient relevés en une queue de cheval qui dégageait sa nuque. Elle tenait la main de Joshua qui comme à son habitude était habillé d'un jeans foncé et d'une chemise. Jared avait fait changement, à la place d'une chemise, il portait un t-shirt noir avec des motifs blancs. Moi rien de compliqué et tout ce qu'il y a de plus banal, jeans et camisole.

La musique jouait fort, trop fort, les gens dansaient, sautaient au son du bruit. Je n'étais ici que depuis quelques minutes et je n'appréciais guère ce que je voyais. En fait, les invités ne dansaient pas vraiment, ils étaient soudés les uns aux autres. J'en voyais aussi qui prenaient des substances illicites. Comment dire à mes amis que je voulais quitter cet endroit?

Les yeux d'Elyanne rencontrèrent les miens et elle vit ma répulsion au spectacle s'offrant notre vue.

-Mary-Elisabeth, si tu n'aime pas, nous pouvons aller prendre un café ailleurs et laisser les garçons ici, me proposa t-elle.
-Non, ne te prive pas d'une soirée avec ton amoureux. Je rentre.
-Veux-tu que Josh aille te reconduire?
-Laisse, je vais prendre un taxi.

Je lui fis une rapide embrassade et sortit de cet endroit. Il était encore tôt -vingt et une heures- alors je décidai de marcher. De toute façon, je ne voyais aucuns taxis à l'horizon.

Je sentais encore une fois une présence derrière moi. Je continuai mon chemin sans accélérer la cadence ou jeter un coup d'½il derrière moi. Comme toujours lorsque je vivais des émotions fortes ou du stress, une migraine fit son apparition.

Vingt minutes plus tard, j'arrivai à l'appart. Je sentais mes pulsations cardiaques vriller l'intérieur de mon crâne. Je me rendis à la salle de bain pour prendre un cachet et décidai subitement de me glisser sous la douche.

N'ayant qu'une camisole et une petite culotte, je relevai mes cheveux d'une main et je laissai le jet d'eau chaude couler dans mon cou et mon dos. Je dus m'appuyer contre le mur tant la douleur était intense. Des tâches noires se formaient devant mes yeux et je faiblissais. Je perdis connaissance.

Je commençai à reprendre conscience, mais je gardai les yeux fermés, tentant de me rappeler les derniers événements. J'avais la migraine, j'étais allé me glisser sous la douche... ensuite, le noir. Quelque chose clochait. Plusieurs choses en fait. J'aurais dû avoir mal à quelques part vu que j'étais tombé, mais je ne ressentais aucune douleur. Ensuite, j'aurais dû être mouillé, or, j'étais sèche. Le dernier élément étrange, je n'étais pas dans la douche. Ma tête reposait sur quelque chose de mou -un oreiller- et j'étais étendue sur le divan ou le lit. J'ouvris les yeux et vis le décor sobre de ma chambre plongé dans la pénombre.

-Mais comment suis-je arrivée ici, bon sang? M'exclamais-je tout haut.
-Tout simplement parce que c'est moi qui t'ai porté jusqu'ici, répondit une voix grave et douce, à ma gauche.

Je m'assis vivement et vis le mystérieux inconnu aux yeux couleur océan, appuyé nonchalamment contre le mur.

-Je ne sais pas qui vous êtes ni comment vous êtes entré dans ce logement, mais je vous prierais de sortir immédiatement, dis-je en essayant de cacher ma peur.

Il rigola avant de quitter la pièce d'une démarche élégante. Peu de temps plus tard, j'entendis la porte d'entrée se fermée. Il avait dit qu'il m'avait porté jusqu'à mon lit... mais, comment avait-il fait pour entrer? Avais-je oublié de verrouiller? Surement, c'était la seule explication plausible, la seule explication logique.

Je consultai le cadran à ma droite et indiquai trois heures du matin. Je me recouchai et fermai les yeux. Je tentai de me rendormir, en vain. Maudissant cet inconnu curieux, je me levai et me dirigeai vers la cuisine dans l'intention de me faire une tisane calmante. Cet étranger ne me sortait pas de l'esprit. Qui diable était-il? Savait-il ce que je cachais à mes amis? Était-ce pour cela qu'il me suivait?

Le téléphone sonna. Qui pouvais bien m'appeler à cette heure?

-Allo?
-Coucou, me lança joyeusement Elyanne.
-Tu es tôt dit donc! Est-ce qu'il y a une urgence?
-Tôt? La terre appel Mary-Lune! La terre à Mary-Lune! En passant, regarde ton horloge, il est plus de midi! Rigola-t-elle.

Midi dépassé... ça faisait un choc! J'avais vraiment sombré dans mes pensées.

-Et devine quoi! Continua mon amie, j'ai convaincu Joshua que ce soir nous allions écouter un film de fille. Alors Jared n'aura pas le choix d'accepter!
-Comment as-tu réussi cet exploit? M'enquis-je.
-Simplement grâce au charme féminin, mon amie.
-Contente que tu ai réussi! Alors, que dirais-tu du film "Un amour de témoin"? Il vient de sortir et les critiques sont bonnes.

Elle accepta et elle me dit qu'elle serait la à la même heure avec en main le film et les pizzas. Je me préparai distraitement, songeant encore à cet être arrogant qui ce croyait tout permis.

L'heure du rendez-vous sonna et Ely jubilait encore lorsqu'elle me montra le DVD. Le film était bon, comme les critiques le disaient. Comme il fini tôt, Jared proposa d'aller marcher. J'espérais que les tourtereaux allaient acceptés. Ma prière fut exaucée.

La nuit était tombée, apportant avec elle une douce fraîcheur que j'appréciais. Mes amis parlait de tout et de rien, jacassant à qui mieux mieux sur leurs cours. Elyanne me donna un coup de coude dans les côtes.

-Aïe!
-Arrête de geindre et regarde derrière nous. Je suis certaine que tu lui as tapé dans l'½il.

Me retournant, je le vis, quelques mètres plus loin, me fixant intensément. Que me voulait-il à la fin? Jouant le jeu de la gourde, je lâchai un petit éclat de rire, espérant de tout c½ur cacher ma colère contre cet homme. Je ne voulais surtout pas que mes amis apprenne ce qui c'était passé la nuit dernière.

-Aller, va lui parler, me dit Ely en réponse à mon gloussement.
-Bien sur que non!
-Vas' y, sinon j'y vais avec toi!
-D'accord, dis-je consciente de perdre cette bataille d'avance.

Je me dirigeai vers lui en respirant profondément à plusieurs reprises pour me donner le courage de l'aborder.

-Que me veux-tu? Lâchais-je abruptement.
-T'aider, dans la mesure de mes moyens.
-Je n'ai pas besoin de ton aide!

Comme si j'avais besoin de l'aide de quelqu'un. Il ricana à ma réponse.

-Qui es-tu? Quel est ton nom?
-Tu ne veux pas de mon aide -que je vais te fournir malgré tes protestations- mais tu t'intéresse à moi! dit-il, hilare. Tu es contradictoire!

Je retins un grognement et tournai les talons dans la direction opposée à cet être. Je n'avais pas fait cinq pas que sa main se posait sur mon épaule.

-Si tu veux en savoir plus sur moi, rejoint-moi au Café l'Allongé, demain, vers quatorze heures.

Sur ces mots, il s'évanoui dans l'obscurité.
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# Posté le samedi 27 décembre 2008 12:40

Chapitre 3

Chapitre 3
Lorsque je retournai vers mes amis, Elyanne se rua sur moi, avide de détails. Ne sachant pas quoi lui dire, je racontai seulement qu'il m'avait donné rendez-vous pour discuter. Prétextant la fatigue, je quittai mes compagnons.

La tête en ébullition, je me douchai rapidement et me mis au lit. Un énorme dilemme se profilait devant moi. Allais-je aller au rendez-vous? Si oui, qu'allais-je lui dire? Voulais-je vraiment savoir qui il était? Si je ne m'y rendais pas, allait-il me laisser tranquille? Je sombrai dans le sommeil, épuisé par mes questionnements intérieur et par ma courte nuit.

Le matin arriva et ma nuit, bien que sans rêves, ne m'apporta aucunes réponses. De plus, j'étais nerveuse. Mon petit-déjeuner se résuma à un verre de jus de fruits, j'avais l'estomac trop noué pour avaler autre chose. Pourquoi me rendait-il si agitée? Je fis du ménage et de la lessive pour essayer de me calmer, en vain.

L'heure du rendez-vous approchait à une vitesse effarante et je n'avais toujours pas pris de décision. Je me préparai et me dirigeai vers le Café l'Allongé. Les trente minutes de marche ne m'apporta solutions. Je passai et repassai plusieurs fois devant la façade du café, sans pour autant entrer. En poussant un soupir, j'entrai dans le petit resto.

Il n'y avait pas beaucoup de clients à cette heure. Je pris une table éloignée et je me commandai un bol de chocolat chaud. En attendant l'arrivée de mon breuvage, je dénichai le journal sur un présentoir. De retour à ma table, ma boisson chaude m'attendait. J'en humai le contenu avant d'un ajouter deux sucre. Alors que je feuilletai le journal en dégustant mon chocolat, je sentis un regard sur ma nuque. Je me retournai vivement et le vis appuyé contre le mur, me regardant. Lorsqu'il rencontra mon regard, il se dirigea vers moi.

Il s'assit face à moi et j'attendis qu'il parle le premier. J'étais toujours incertaine, je ne savais pas si j'avais fait le bon choix. Il me fixait de ses yeux bleus allumés d'une lueur amusée. On aurait dit qu'il s'avait que l'indécision me rongeait encore.

-Alors, tu as décidé de venir! Tu es intrigué par moi, dit-il d'une voix douce.

Je ne relevai pas. Pourquoi étais-je ici, avec lui, parfait inconnu?

-Aller, Mary-Elisabeth, dis quelque chose!
-Tu veux que je te dise quelque chose! Tu es drôle! Moi, je n'ai rien à te dire, c'est toi plutôt qui me doit des explications, tu ne crois pas? Lui répondis-je en contrôlant ma voix. J'étais vraiment en colère.

Il éclata de rire, comme si j'avais dit une plaisanterie. Frustrée de m'avoir fait piégé par ce type, je sortis un peu de monnaie pour payer mon chocolat et je commençai à me préparer pour partir. Il n'esquissa aucun geste pour m'arrêter, ce dont je fus reconnaissante.

Je me levai et quittai le restaurant, le laissant en plan. Toutefois, je vis du coin de l'½il qu'il c'était levé lui aussi, me suivant. Je rageai intérieurement et avançai plus vite vers chez moi. Je réussi à l'ignorer durant quinze bonnes minutes.

-Que me veux-tu à la fin? Lui demandais-je, irrité.
-Je te l'ai déjà dis, mais tu ne m'écoute pas. Enfin, tu ne veux pas m'écouter.
-C'est la meilleure! Tu ne m'écoutes pas toi non plus à ce que je vois! Je t'ai clairement dis que je ne voulais pas de ton aide. Je me débrouille très bien seule.
-N'essaye pas de me faire avaler ça! Sans moi, tu te serais fracassé la tête dans ta douche!
-Au revoir, lui dis-je en guise de réponse, puisque j'étais arrivé devant mon immeuble.

Je montai les escaliers vers mon appartement, heureuse qu'il ne m'ai pas suivi. Comment un être que je ne connaissais pas pouvait être aussi agaçant et vouloir m'aider? Il ne savait rien de moi, de ma vie, de mon passé.

Le dimanche après-midi, il n'y a rien de fabuleux à la télévision, alors je décidai de m'octroyer une petite sieste. Je mis un pyjama -en fait, il s'agit d'une camisole et de culotte de coton dépareillé- et je me faufilai sous les dras.

Je ne tardai pas à sombrer dans le sommeil. Mon rêve se borna à être ennuyeux et irritant. Je rêvais à mon "rendez-vous" avec... Je ne savais toujours pas son nom! Aucune importance, je ne voulais pas le revoir. Soudain quelque chose changea dans mon songe. Lui et moi étions toujours assis face à face, mais le lieu avait changé. Les murs couleur bois du café furent transformés en de simples murs blancs. Blanc pur. L'air sentait bon, la nature, les arbres. L'atmosphère de la nouvelle pièce était calme et serin. Lorsque je voulu me retourner vers mon irritant inconnu, des coups sourds frappé à la porte me tirèrent du sommeil.

-Une minute j'arrive! Criais-je d'une voix pâteuse de sommeil.

J'enfilai rapidement un peignoir rose par dessus mon pyjama et me dirigeai vers l'entrée. Au passage, je notai qu'il était dix-huit heures. M'attendant à trouver Elyanne, curieuse amie, sur le seuil, j'ouvris sans prendre la peine de regarder par le judas.

-Bonsoir, me dit une voix douce.

Je le regardai, interloquée. Je n'avais pas eu assez de la discussion stérile de l'après-midi, de le voir dans mon rêve, maintenant, il se tenait devant moi.

-Je t'ai apporté le diner, reprit-il, voyant que je me contentais de le fixé sans répondre. Je peux entrer?
-Même si je t'en empêchais, tu trouverais une moyen pour y parvenir, soupirais-je en m'écartant à contre-c½ur.

Il entra et se dirigea d'un pas assuré vers la cuisine pour y déposer les plats. Bon qu'allais-je faire de lui? Le foutre dehors? Essayer -encore- d'avoir une conversation avec lui? Je me dirigeai vers la salle de bain pour me passer une serviette fraiche sur le visage, dans l'espoir d'avoir une idée géniale, en vain. Lorsque je me retournai, je le vis adossé contre le chambranle de la porte.

-Allez, viens, tout est sur la table, me dit-il.

En moins de cinq minutes, il avait dressé la table avec une magnifique nappe en dentelle blanche, des couverts tout aussi immaculés. Le menu était brochette de poulet sur lit de riz brun aux légumes. Deux coupes de vin rouge ainsi que des fleurs et des bougies agrémentaient le tout.

-C'est quoi ce cirque? Dis-je incrédule.
-Le diner, me répondit-il. Avec quelques décorations.

Je ne trouvai aucunes réplique cinglantes à lui lancer au visage, alors je pris place à la table. Les fleurs -des roses rouges, blanches et roses- embaumaient l'air et le diner avait l'air délicieux. De plus, j'avais vraiment faim maintenant, avec toutes ces bonnes odeurs. Je pris quelques bouchées avant de me décider à parler.

-Pourquoi? Pourquoi ce diner? Pourquoi cette attention? Demandais-je doucement.
-C'est simple, pour t'aider. Je me doutais que tu aurais faim, alors j'ai cuisiné et je l'ai apporté. Pour ta dernière question, sache que je sais ce que tu vis.

Je lui lançai un regard perplexe.

-Ce que je vis? Qu'est-ce que tu insinue par la?
-Juste le fait que tu sois malade.
-Ma santé est parfaite! Mentis-je.
-À d'autres! Tes violents maux de tête ne sont pas normaux! Tu le sais très bien, comme moi et tes médecins.
-Les médecins ne savent pas ce que j'ai! Ils ont détecté une anomalie dans mon sang, sans pouvoir l'expliquer et la biopsie de la masse de la base de mon crâne, malgré tous les tests, ils ne savent pas ce que c'est!
-Je sais tout ça! Ils...
-Et de toute façon, comment tu le sais? Lui dis-je en lui coupant la parole. Tu es un voyeur qui a trouvé mon dossier médical et qui l'a lu? Tu es un infirmier? Qui es-tu?
-Je m'appel William, je ne suis ni un voyeur ni un infirmier.
-Wow, tu es bavard sur toi! Ironisais-je. Merci pour le diner, c'était très bon, maintenant pourrais-tu quitter mon appartement.

En fait, depuis mon réveille, j'avais la migraine. Tout ce que je voulais, c'était être seule et prendre un antidouleur. De plus, les discutions que j'avais avec William étaient... comment dire, voilées. Il ne me disait jamais vraiment qui il était et comment il en savait autant sur moi. Il n'esquissa aucun geste pour partir, au contraire, il resta assis nonchalamment. Nous nous défiâmes du regard jusqu'à ce que la sonnette retentisse de nouveau. J'ouvris la porte et mes copains apparurent.

-Et puis, comment c'est passé ton rendez-vous avec ce garçon beau à croquer, me demanda Ely, sans prendre la peine de me saluer.

Elle s'avança dans l'appart, les garçons sur ses talons, lorsqu'elle s'arrêta sur le seuil de la cuisine. Elle le dévisagea-lui parfaitement habillé- puis elle se tourna vers moi -en pyjama, les cheveux défaits- et je vis dans son regard les conclusions hâtives et erronées que son esprit mettait en branle. Elle me jeta un coup d'½il qu'elle voulait complice, puis ce dirigea vers la porte en m'adressant un grand sourire. Les garçons la suivirent sans rien dire, mais leurs sourires parlaient à leur place.

C'est en me prenant la tête entre les mains que je me dirigeai vers la pharmacie pour prendre un cachet.

-Et tu vas me dire que c'est médicaments -sous ordonnance- ne te serve à rien! me dit William.
-De simple antidouleur. S'il te plait, arrête avec ma santé! Va-t-en, oublie-moi, c'est tout ce que je te demande! Je ne veux même pas savoir ou tu en as appris autant sur moi.
-Je ne peux pas t'oublier! Mais je vais te laisser pour ce soir, tu travail demain. Si jamais tu as besoin de quelque chose, tu n'as qu'à prononcer mon prénom.

Il quitta l'appartement discrètement. Je me dirigeai vers ma chambre, il était tôt, mais j'avais besoin de sommeil -et les effets du médicament n'allaient pas tarder. Une fois couché, je me remémorai la journée. Le rendez-vous stérile avec William, son arrivée avec le diner délicieux, Ely et ses conclusions et pour terminer, sa dernière phrase qui me laissait pantoise.

Que voulait-elle dire? Une phrase comme on aurait pu lire dans un roman fantastique! Mais nous étions dans la réalité, dans un monde sans magie ni aventures palpitantes. Un monde certes parfois ennuyeux, mais qui valait la peine de le vivre pleinement.

# Posté le samedi 03 janvier 2009 15:00

Modifié le samedi 03 janvier 2009 15:10